• Racines indiennes


    Selon l’étude Saint-Yves d’Alveydre des alphabets antiques de Ca-Ba-La, de 22 lettres, le plus caché, le plus secret ayant servi de prototype à tous les autres du même genre, ainsi qu’aux signes védiques et aux lettres sanscrites, est un alphabet aryen ou japhétique que d’éminents brahmanes lui ont communiqué.

    Cet alphabet, qu’ils nomment “Vattan”, semble remonter à la première race humaine. De constitution à la fois scientifique et religieuse, il transmet le Verbe, la Parole cosmologique et ses Equivalents.

    Dans toutes les Écoles patriarcales, les racines étaient monolittères, c’est-à-dire simples, ou bilittères, c’est-à-dire géminées, mais jamais trilittères. Il faut entendre ici par racines les consonnes prononcées ou vocalisées, mais avant tout la consonne par elle-même, car la prononciation vocale change selon le verbiage humain, tandis que la consonne muette conserve l’empreinte du Verbe divin. Chaque voyelle a valeur de racine et même de mot.

    Mais sans une université savante, et selon la manière dont elles étaient prononcées par le vulgaire, elles offraient le danger d’altérer le sens sacré. Aussi, plus les Patriarches antiques ont eu affaire à des peuples barbares, plus ils ont serré le maniement de la Parole écrite sur la consonne et sur le signe.

    Ces lettres sont morphologiques, c’est à dire parlant exactement par leur forme.