• Chuang-Tsu

    Tchouang-tseu ou Zhuang Zhou Penseur chinois du IVe siècle av. J.-C, il fut un successeur de Lao-tseu. Son œuvre : le Tchouang-Tseu ou Zhuangzi ou Le Vrai classique de Nanhua. Le Zhuangzi contient de nombreuses paraboles courtes, souvent teintées d’humour et qui sont à l’origine de proverbes dont le plus célèbre est Le rêve du papillon. Le sage rêve qu'il est un papillon et, se réveillant, il se demande s’il n'est pas plutôt un papillon qui rêve qu'il est Zhuangzi. Il soulève la question sur la nature profonde de la Réalité. Citations de Tchouang-tseu : « La meilleure action que l'on puisse faire est de ne pas agir. » « S’intérioriser sans exagération, s'extérioriser sans démesure, savoir se tenir au juste milieu. Ce sont là trois éléments d’essor. » « Le meilleur usage que l’on puisse faire de la parole est de se taire. » Les ouvrages de Lao-tseu et Tchouang-tseu ont puisé à la source d'une très ancienne culture dont le Yi-King, Le grand Livre des Transformations ou Livre des Mutations, fait partie.

    Légende à propos du Tai-chi-chuan (ou Tai Ji Quan) Un sage taoïste Chan San Feng, qui vécut au 12e siècle après J.-C., méditait assis devant sa fenêtre. Il fut alors témoin d’une scène de combat entre un oiseau et un serpent. L’oiseau battait des ailes, donnait des coups de bec, sautait sur place... Le serpent esquivait par des mouvements circulaires et souples, se redressait, attaquait par surprise... Au terme de ce combat, ce fut le serpent qui sortit vainqueur de l’affrontement. Comme le moine continuait à méditer, le sage Lao-tseu (ou l’empereur Huang Di ?) vint lui donner, en songe, les prémices des mouvements du Tai Ji Quan. Il comprit l'importance de la souplesse et l'utilité des mouvements circulaires dans le combat. Il transposa ses observations aux techniques des arts martiaux.