• Saint-Yves d’Alveydre

    Saint-Yves d'Alveydre Il est né le 26 mars 1842, d'une famille bretonne et catholique, il est mort à Pau le 5 février 1909. Franc-tireur de l'histoire, historien de la tradition, ses oeuvres reflètent une analyse originale de l'enchaînement psychologique des causes et des effets qui tissent les schémas socio-politiques de l'histoire des hommes.
    Sa vie A 26 ans, il obtient un baccalauréat de lettres et un diplôme de science. Il fait aussi partie de l'école de médecine navale de Brest. Etant tombé malade, il se rend à Londres pour se rétablir, et là il fréquente des exilés célèbres. La guerre de 1870 le rappelle en France, où il se distingue avec le 171è bataillon de marche devant le fort d'Issy. Démobilisé, il entre au Ministère de l'Intérieur, où il se perfectionne en économie sociale. C'est à cette époque, grâce à son esprit très curieux, qu'il commence à cultiver l'art musical, l'architecture et les langues orientales, tel que le sanscrit. A 35 ans, en 1877, il rencontre la comtesse Keller, qui devint sa femme. Pendant 18 ans, il produit une vingtaine d'oeuvres, d'un contenu très varié : scientifique, politique, historique, spiritualiste, divers poèmes, pamphlets, correspondances, ainsi qu'une tragédie héroïque en cinq actes.

    En 1895, sa femme meurt, et il s'exile à Versailles, où il entreprend l'élaboration de l'Archéomètre, qui sera publié à titre posthume par l'association des Amis de Saint-Yves, et grâce à l'initiative du Dr Encausse, le célèbre alchimiste Papus.

    Ses activités Sa formation scientifique et médicale le conduit à faire des recherches sur l'usage des plantes marines et ses applications agricoles, industrielles et commerciales, domaine peu connu et inexploité à l'époque.

    A cause de cela il perdit beaucoup d'argent, et devint la risée de tous.

    A partir de ses recherches, il publia une thèse sur l'utilisation des algues marines.

    Doté d'un esprit dynamique et défenseur de la justice sociale, il adhéra avec enthousiasme à la nouvelle loi du 21 mars 1884 de Waldeck-Rousseau autorisant la création des associations syndicales.

    En fait, un an plus tard, il fondera avec des amis le Syndicat de la Presse Professionnelle et Economique. C'est à cette époque qu'il publie la " Mission des Ouvriers ", où il explique ce que représente de vivifiant à ses yeux le syndicalisme.

    Le syndicalisme très méprisé à l'époque, n'est-il pas devenu par la suite une des principales lignes de force de la société industrielle moderne ? Concernant l'usage des ressources marines, même si les recherches dans ce domaine sont lentes, actuellement, est-il encore considéré avec autant de scepticisme ?

    Son oeuvre

    Inspiré dès sa jeunesse par la pensée et les oeuvres de Fabre d'Olivet, Saint-Yves d'Alveydre ne souhaitait pas voir dans les sociétés humaines un simple agglomérat d'individus, de familles, de castes, mais surtout une entité dont l'élite religieuse et intellectuelle constituait l'esprit, la fonction juridique, l'âme et l'économie, le corps ? Pour justifier ses idées en leur donnant un fondement, il écrivit quatre oeuvres socio-historiques, les quatre Missions :

    - la Mission des Souverains en 1882, qui retrace l'histoire du Christianisme occidental depuis ses origines ;

    - la Mission des Juifs, en 1884, véritable encyclopédie de l'Antiquité, remonte le cours de l'histoire jusqu'en 860 environ av. J.-C., où il aborde toute la période qui englobe la fondation de l'empire universel de Rama, à la destruction de Jérusalem et à la dispersion de la diaspora.

    - la Mission de l'Inde, en 1886, dont le titre complet est "la Mission de l'Inde en Europe, la Mission de l'Europe en Asie, la question du Mahatma et sa solution" (oeuvre que Saint-Yves a entièrement détruite à sa sortie de chez l'imprimeur, dont il ne conserva qu'un seul exemplaire) ;

    - la Mission des Français ou la véritable France, en 1887, qu'il écrivit dans le but de défendre la véritable France, le véritable Paris, contre tous ceux qui ignorent leur incomparable grandeur.

    Il déposa le brevet d'invention de l'Archéomètre le 26 juin 1903. Il le définit comme la "clé de toutes les religions et de toutes les sciences sacrées de l'Antiquité ".

    " Cet outil est le même pour tous les arts : il en établit la synthèse, il en détermine les rapports. Il synthétise les clés artistiques avec les données de l'antique astrologie. Grâce à l'Archéomètre, le ciel cesse d'être muet. Il parle, il prononce des noms, et ces noms sont ceux de toute la révélation religieuse de tous les temps. "
    La Synarchie Dans son livre, la Mission des Souverains, il démontre que l'Etat chrétien tend vers une Constitution Unitaire, ayant trois pouvoirs arbitraires, comme organismes typiques.

    "J'ai donné à cet organisme le nom de Synarchie, qui signifie avec principe, qui est exactement le contraire d'anarchie, sans principe, nom qui caractérise l'état du gouvernement général de l'Europe, surtout après l'année 1648", déclare Saint-Yves.

    Selon lui, la Synarchie, qui est composée de deux mots grecs, "sun" et "arkhé" peut être traduite par "commandements avec principes". Dans la Synarchie, l'autorité gouvernementale est tenue par plusieurs personnes à la fois : direction intellectuelle et spirituelle libérale, corps juridique libre, structure économique incluant toutes les catégories professionnelles.